Oncosexologie

Cancer sexualité : osez en parler !

En 30 ans,

J’ai vu lutter les gens pour leur vie,

Puis lutter pour leur sur survie

Ensuite pour leur qualité de vie

Aujourd’hui, je les vois lutter pour leur qualité de vie sexuelle

P.Biron


Ce que j’entends en consultation :

  • Je n’ai plus aucune envie, je suis si fatiguée !
  • J’ai mal, ça brule lorsqu’on essaie d’avoir un rapport !
  • Je ne ressens plus rien, est-ce normal ?
  • Quoique j’essaie, l’érection ne vient plus !
  • Je ne suis plus un homme !
  • Elle ne sait plus me caresser oralement, j’urine à l’orgasme, c’est tellement gênant !
  • Je ne reconnais plus mon corps, je me sens moche, comment allez vers mon partenaire ?
  • Je ne sais plus comment l’aborder, on a perdu les codes !

Phrase dans la largeur du texte

Si vous vous reconnaissez dans ces mots, sachez que vous n’êtes pas seul·e.

Si vous vous reconnaissez dans ces mots, sachez que vous n’êtes pas seul·e.

L’annonce d’un cancer bouleverse l’intimité du couple

Une chirurgie, des mois de traitements, la fatigue, la douleur, la perte de repères… Le cancer vient brutalement nous confronter à la vulnérabilité, parfois à l’idée de la mort, à un âge où on n’y est pas du tout préparé.

Il bouleverse l’image de soi, la confiance en soi, et met souvent le couple à l’épreuve. Lorsque le cancer touche la région pelvienne ou génitale, la souffrance intime est encore majorée par les séquelles directes des traitements.

Le cancer bouleverse l’intime, et c’est normal d’en parler.

L’oncosexologie : ne pas mettre sa vie intime entre parenthèses

L’oncosexologie est une discipline qui accompagne les personnes présentant des séquelles sexuelles et intimes à la suite d’un cancer. Son objectif : vous aider à préserver votre potentiel sexuel et votre qualité de vie intime, pendant et après la maladie.

Quelles sont les principales séquelles ?

Les traitements perturbent ce que l’on appelle la réponse sexuelle :

1. Le désir
Baisse ou disparition de la libido, perte de motivation pour l’échange sexuel, souvent liée aux traitements hormonaux, médicamenteux et à la fatigue.

2. L’excitation
Sécheresse vaginale et inconfort chez la femme, troubles de l’érection chez l’homme.

3. L’orgasme et l’éjaculation
Sensations modifiées, diminuées ou absentes, absence d’éjaculation, douleurs lors des rapports.

4. Les troubles physiques associés
Sténose vaginale, incontinence, présence d’une stomie, douleurs généralisées, positions devenues difficiles ou impossibles. Autant d’obstacles qui rendent le rapprochement intime et sexuel plus laborieux.

                                  Et le ou la partenaire dans tout ça ?

La maladie s’invite dans le couple et peut tout dérégler :

  • Culpabilité et impuissance : La personne malade se sent coupable, le partenaire se sent impuissant et ne sait pas comment aider.
  • Une souffrance différente et silencieuse : Chacun souffre à sa manière, souvent sans oser le dire à l’autre. Elle se tait, il se tait, et le dialogue devient difficile.
  • Anxiété accrue qui fige la communication.
  • Changement de dynamique : Le partenaire devient partenaire de soins. On glisse vers une relation parentale, peu propice à l’érotisme.
  • Des temporalités différentes : Le temps s’arrête pour la personne malade, alors que la vie continue pour l’autre.

La maladie s’invite dans le couple et peut tout dérégler :

  • Culpabilité et impuissance : La personne malade se sent coupable, le partenaire se sent impuissant et ne sait pas comment aider.
  • Une souffrance différente et silencieuse : Chacun souffre à sa manière, souvent sans oser le dire à l’autre. Elle se tait, il se tait, et le dialogue devient difficile.
  • Anxiété accrue qui fige la communication.
  • Changement de dynamique : Le partenaire devient partenaire de soins. On glisse vers une relation parentale, peu propice à l’érotisme.
  • Des temporalités différentes : Le temps s’arrête pour la personne malade, alors que la vie continue pour l’autre.

Diminution de l’intimité – diminution de la sexualité –  distance communicationnelle et relationnelle

Quelles solutions ? Se faire accompagner.

La sexualité fait partie intégrante de la qualité de vie. Rencontrer une onco-sexologue permet d’être informé·e sur les changements possibles et sur les solutions concrètes qui existent pour préserver une vie intime satisfaisante après la maladie.

L’accompagnement vous permet de :

  • Être écouté·e sans jugement dans vos plaintes intimes et relationnelles.
  • Être informé·e et comprendre ce qui change dans le rapport intime : les effets secondaires des traitements, les dysfonctions sexuelles possibles, leurs délais d’apparition et les solutions pour y remédier.
  • Être soutenu·e pour oser parler de ces symptômes gênants, y compris sexuels, avec vos médecins et infirmier·ère·s.
  • Évaluer ensemble les séquelles fonctionnelles et psychologiques qui freinent ou ne permettent pas la reprise d’une vie intime et sexuelle.
  • Rééduquer précocement les fonctions altérées et permettre une adaptation pas à pas.
  • Adapter votre sexualité : retrouver du plaisir autrement, explorer de nouvelles façons de se donner du plaisir, communiquer vos besoins et écouter ceux de votre partenaire.
  • Renforcer le dialogue au sein du couple.
  • Vous sentir vivant·e malgré la maladie : vous reconnecter à votre corps et à votre désir, sans culpabilité ni tabou.

Vous n’avez pas à traverser ça seul.

 Prendre soin de votre vie intime, c’est aussi prendre soin de vous.

Tarifs :

Consultation individuelle : 60 euros

Consultation couple : 75 euros